Pourquoi Fat Lobster ?


Été 2011. Après quatre ans passés à l’étranger, je rentre en France. Le choc du retour, des événements personnels douloureux, des soucis de santé encore non-diagnostiqués… c’est une période difficile et étrange. En feuilletant un magazine de mode (le Vogue anglais je crois), je tombe sur une sélection de mocassins avec en titre « Loafers ». Mon cerveau, qui est clairement un peu à côté de ses pompes, décide de lire « Lobster ». Une fois que je me rends compte de l’erreur, je me dis que « Lobster » ferait un chouette nom pour un magazine. L’idée finit par se ranger très loin dans ma tête avec les « idées sans suite » et la vie continue.

Deux ans plus tôt, je suis à Prague où j’ai mon premier job « dream come true » – je suis rédactrice pour un réseau de blogs et de magazines sur la mode, la beauté et le « féminin » en général. J’écris alors un article que je suis fière de voir en ligne : « Comment s’habiller quand on est ronde ? ». Les retours sont positifs et la graine est plantée. Mais tant que mes complexes envahissent ma vie, cette idée ne peut pas grandir !

À Prague toujours, je commence à grossir, beaucoup et vite. Je mets d’abord ça sur le compte du rythme de vie festif que j’ai adopté dans la capitale Tchèque, mais quand je ralentis, je maigris à peine, dans un premier temps, puis je recommence à grossir. En rentrant en France, je me décide à aller voir un médecin et le diagnostique d’une hypothyroïdie auto-immune tombe (couplé à un syndrome des ovaires polykystiques dont un des symptômes est aussi la prise de poids, j’ai un peu l’impression que mon corps est contre moi).

Une vingtaine de kilos plus tard, mon corps prend de plus en plus de place et mes complexes aussi.

Le seul point positif de la maladie, c’est qu’au bout d’un moment, il faut se prendre en main. Et voyant que les médicaments et le suivi du médecin m’aident à peine à garder la tête hors de l’eau, je décide de me renseigner et d’établir moi-même les changements qui pourraient m’aider à vivre de nouveau à peu près normalement. Je décide alors de commencer à prendre soin de moi, en méditant (difficilement au début, quotidiennement aujourd’hui), en faisant attention à mon sommeil, en prenant du repos sans culpabilité quand j’en ai besoin, en gérant mon stress et mes émotions, en faisant du sport sans avoir le but de maigrir mais dans les limites de ce que je peux et de ce qui me fait du bien…

Je ne maigris pas, comme je l’espérais au début, mais je finis par m’habituer à l’idée que ce n’est pas le plus important.

Le plus important, c’est de me sentir bien, que je fasse 50kg ou 80kg, et je comprends que quelque soit mon poids, je resterais complexée si je ne change pas ma relation avec mon corps. Doucement, nous nous réconcilions et j’arrête de le voir comme un ennemi ou un étranger. Je comprends au passage le rôle important des vêtements que je porte dans cette découverte de moi-même. La graine plantée quelques années plus tôt commence enfin à germer.

En me réconciliant avec mon corps, je deviens plus sensible aux auto-critiques des femmes qui m’entourent. Toutes semblent se plaindre régulièrement de leur cellulite, de leurs bourrelets, de leurs difficultés à trouver un look qui leur plaise, de ce qu’elles pensent ne pas pouvoir porter parce qu’elles « n’ont pas le physique pour ». Elles se souviennent avec nostalgie de quand elles étaient plus minces et plus jeunes, font des régimes et du sport uniquement pour atteindre ce corps rêvé mais tellement inaccessible. Voir ces femmes que moi je trouve belles se dénigrer, ça me rend triste.

Ce projet dont je n’arrivais pas à dessiner les contours devient plus évident. Bien sûr les complexes et la relation au corps sont des sujets qui ne se résument pas juste aux vêtements qu’on porte. Mais je suis persuadée que les vêtements ont beaucoup plus de pouvoir que ce qu’on veut bien parfois s’imaginer. Un vêtement peut donner confiance en soi, peut donner l’impression qu’on a des super-pouvoirs, et aider à accepter son corps. Mon projet parlera donc de mode et d’amour de soi.

Avec Fat Lobster, j’ai envie de donner des conseils et des pistes pour aider les personnes qui me lisent à faire de leur look un outil pour se réconcilier avec leur corps et ne plus se mettre d’interdits vestimentaires dictés par leurs complexes.

Je passe des jours à me creuser la tête à la recherche d’un nom. J’essaye des combinaisons en français, j’arrive à « La Penderie Positive » qui me plait mais auquel il manque quelque chose. Et puis ce petit « Lobster » mis de côté il y a si longtemps refait surface. Un homard qui sera gros parce que la majorité des complexes tournent autour du gras. Fat Lobster, un petit nom qui me plait tout de suite, qui est tellement moi et un clin d’œil amusant à mon parcours.

Fat Lobster parle de mode, mais de mode qui fait du bien. D’une mode qui nous dit d’être nous-même et de faire tomber les barrières de nos complexes. Comme je suis rédactrice web, Fat Lobster commence par être ce que je fais de mieux : un blog et une newsletter. Un article sur le blog tous les mardis (avec un jour, promis, de jolies photos et même des photos de moi) et une newsletter pour les inscrit.e.s un jeudi sur deux, avec du contenu exclusif, des inspirations et des petits conseils supplémentaires pour mettre les articles du blog en pratique. Mais ce n’est qu’un début ! Autour de cette idée, j’ai plein d’idées et de projets qui j’espère, et grâce à vous, pourront voir le jour.

En attendant, rejoignez la communauté Fat Lobster : suivez-moi sur FacebookInstagram, inscrivez-vous à la newsletter. Et n’hésitez pas à venir échanger avec moi 🙂

Plein de love sur vos corps parfaitement imparfaits,

Chloé

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