Savoir se bousculer, mais aussi s'écouter - Fat LobsterNe plus se laisser embêter par ses complexes et adopter un look qui nous correspond vraiment et dans lequel on se sent bien, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Pour réussir à mettre de côté ses malaises, il faut réussir à se bousculer mais aussi à ralentir quand c’est nécessaire. Alors comment trouver la bonne balance ?

Ne pas brûler les étapes

Quand on a toujours porté des coupes qui cachaient son ventre, ses cuisses ou encore ses bras, pas facile de tout d’un coup porter quelque chose de différent. Et les première fois, on peut même avoir l’impression que tous les regards vont être dirigés sur ce qui nous complexe le plus (spoiler alert : non). C’est normal de ne pas être trop sûr.e de soi quand on passe dans l’inconnu, surtout quand il s’agit du corps et quand en essayant d’accepter ce qui nous complexe on a l’impression de mettre à nu ses vulnérabilités.

Intégrer le changement par étapes est donc une très bonne façon de ne pas avoir justement l’impression de changer trop de choses. Si vous passez d’un coup du stade « jogging » – pour vous cacher – à « robe moulante » – ce que vous avez toujours rêvé de porter, ça risque de ne pas le faire. Bonjour la journée pourrie et la robe qui restera à tout jamais au fond du placard.

Prendre son temps donc, c’est important. Le but ici est de se sentir bien en trouvant SON look et en ne se mettant plus des interdits inutiles. Pas de se brusquer et de se déprimer. De se surpasser oui, mais à son rythme et en se sentant prêt.e. 

S’habituer au changement en douceur

Les relookings extrêmes où le relooké est super heureux à la fin ça n’arrive que dans les films. Dans la vraie vie, vos vêtements font partie de votre personnalité. Un look c’est un peu une seconde peau. Vous ne changez pas de personnalité du jour au lendemain, c’est pareil pour votre style.

C’est super de vouloir tenter quelque chose de nouveau dans son look. Mais ça n’a rien d’urgent, alors autant prendre son temps pour le faire et le faire quand on se sent prêt.e.

La meilleure façon pour vous habituer doucement au changement est sûrement d’associer l’élément nouveau à quelque chose sorti tout droit de votre zone de confort vestimentaire, ce qui vous permettra d’être à l’aise dans votre look et même peut-être super fièr.e de ce nouvel élément. Vous pouvez aussi commencer par essayer des vêtements en boutique, sans les acheter et sans vous mettre la pression. Vous voir de temps en temps dans un miroir avec ce vêtement qui vous fait à la fois peur et rêver devrait vous permettre de vous habituer à l’idée de le porter.

Mais bien sûr, il n’y a pas vraiment de recette magique. Si vous êtes très mal dans votre peau, vous allez peut-être avoir besoin d’un long moment passé à l’aise dans zone de confort vestimentaire avant d’envisager l’affrontement avec vos complexes. Si vous êtes dans une période de renouveau dans votre vie, vous allez peut-être avoir envie de transformer votre look très rapidement. Le plus important donc, c’est d’apprendre à vous écouter.

Savoir s’écouter

Je vais me répéter, mais avant d’essayer ce qui challenge vos complexes, trouvez votre zone de confort vestimentaire. Les jours gris où vous n’avez pas le moral, où vous avez du mal à voir votre corps dans le miroir, restez dans le cocon de cette zone de confort. Portez des vêtements qui vous font du bien, même si c’est une tunique noire et un legging. Et gardez les aventures vestimentaires pour les jours où vous vous sentez bien, où vous avez reçu une bonne nouvelle, où le soleil brille dans le ciel.

Votre bien-être mental devrait toujours passer en priorité. Si trouvez magnifique un vêtement dont vous n’avez pas l’habitude et que vous sentez prêt.e à mettre un challenge à vos complexes ou à vos hésitations, foncez. Si l’idée de sortir en portant ce vêtement vous colle des angoisses, oubliez-le pour le moment.

Et si vous tentez quelque chose de nouveau, mais que finalement vous le vivez moins bien que ce que vous espériez, restez sur l’idée que vous avez essayé, et que c’est ça qui compte. Quand on ne se plante jamais, c’est qu’on n’a rien essayé.